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mp sur-le-champ

N'hésitez pas à nous donner votre avis sur les films sur-le-champ (ou à nous proposer votre film s'il vous semble correspondre à l'esprit sur-le-champ).

En vrac :

Sur Sur-le-champ :

"Alors que certains cinéastes et labels d'avant-garde revendiquent pour intempestif dada de « faire passer la vie avant le spectacle » (sur-le-champ.org ), d'autres, relevant évidemment de la majorité, chevauchent sans trop se poser de questions le credo inverse, et abondent dans le spectacle au point d'en rajouter une couche : remakes, films suédés, cinematoc... On a donc d'un côté, schématiquement, ceux qui s'emploient à mettre le cinéma au service de la vie, de la poésie de la vie et/ou d'une meilleure vie possible, et de l'autre, écrasant, ceux qui s'emploient à mettre leur vie possible au service du cinéma spectacle, au mieux poétique. Grand débat où nous n'entrerons pas cette fois-ci, qui convoquerait des rohmer, pasolini, godard, debord (sic!), karl dolédec, et bien d'autres."

"Les films sur-le-champ : la poudre est là, mais dans la poudrière ! Où sont les canons ? En d'autres termes, on s'étonne que ce genre de films, à puissance documentaire aussi libre et jouissive, ne se multiplient pas aujourd'hui comme des petits pains. L'hommage rendu à la nouvelle vague — par l'un de ces films inclassables, Copenhague — est parfaitement de mise, ici, évidemment. Disons même qu'elle coule de source ! Mais la conjoncture est-elle moins favorable pour une explosion ? Il faut croire. Et ces réalisateurs beaucoup plus hors-système, libres, et subversifs, de toute évidence. Leurs films : des boulets rouges. Mais où sont donc les canons ?"

Sur On dirait le süd :

Sur Nadie se fue :

"Merde, on finissait pas croire que les documentaires c'était ce qu'on voyait sur Arte. Qu'il y avait pas d'autre forme, d'autre style, d'autres fraîcheur possible. Merde ! le choc ! Les documentaire c'est la liberté, en fait ! La liberté d'expression, au contact de la vraie réalité de son choix. Wouaw, les documentaires arte, du moins la plupart, font tout à coup reportages par rapport à celui-là. Ici, je sais pas ça a l'air plus amateur, et d'autant plus sincère et entraînant, comme un truc pas possible, volé à l'actualité. Et libérateur, surtout ! Tout le propos ! Style et propos confondus. À mesure que le film se déploie on sent une vague qui nous prend peu à peu sans nous lâcher : cette intuition (qui reçoit ici de sacrés éléments de démonstration, tout en finesse) qu'éventuellement une autre façon, plus humaine, de s'organiser, de travailler, de vivre ensemble est possible. (Et partiellement effective, même.) Ici et maintenant. Dès ici, dès maintenant. Énorme ! On commence quand ?

"Nadie se fue est un documentaire réalisé en 2003 qui précise bien le contexte de l'argentine postcrise et explore les différentes luttes en cours et plus particulièrement celles au sein des entreprises récupérées. Ce film est intéressant parce que les processus en cours dans les entreprises récupérées y sont expliqués de façon approfondie mais aussi parce qu'il s'agit d'un point de vue "critique" sur ce mouvement et pas un éloge aveugle comme on peut trouver dans d'autres documentaires de ce type."

Sur Copenhague :

"Je suis un peu jaloux. Passionné connaisseur de la nouvelle vague, je retrouve dans ce film tout l'esprit de ce mouvement, mais complètement régénéré, passé documentaire presque pur, avec des références ou clins d'oeil à la nouvelle vague en veux-tu en voilà (dans le droit esprit cinéphilique de la nouvelle vague, justement) mais toujours sous forme documentaire d'apparence incroyablement spontanée. Mais comment ils ont fait ça ? Comment le (?) réalisateur a réussi ça ? Je m'interroge... Et je l'interroge ici, si je puis permettre.
Mais au delà des références toute naturelles, comme intrinsèques au déroulement dramatique, c'est avant tout l'esprit que j'ai retrouvé. Fondamentalement. Du moins, l'esprit du versant jean rouch de le nouvelle vague (comme par hasard !), du versant le plus libre, le plus documentaire. Cette « liberté des corps », de l'espace, cette haute tenue aristocratique face à l'obligation dramaturgico-dramatique, l'obligation de faire drame, et au plus vite. Non, ici l'important est ailleurs, dégagé, purement cinématographique. On éprouve cette joie, on assiste à ce simple bonheur de filmer. La vie. Même quotidienne, ennuyeuse. De filmer des corps, sans rien dire, sans rien forcer. Génial ! On en redemande ! "

"Pour qui connaît un peu la nouvelle vague, ce film est un tour de force. Ce serait trop long d'en dire plus. Mais un vrai tour de force, tout en souplesse."

"Ça paraît long, distendu, mais on s'y fait... et on en profite pour regarder un peu autour de « l'action » (cette ex-ville de derrière le mur de berlin. D'ailleurs je suppose que c'est fait pour, vu le titre et la citation du début !), pour promener son regard. Ouais, c'est ça, c'est un film qui se promène... qui respire... un film promeneur...
Je sais pas si c'est pertinent, mais à moi ça m'a rappelé quelques films de rossellini (que le prof finit par citer, d'ailleurs, si je ne m'abuse.) Je connais moins la nouvelle vague... Mais en recherchant un peu sur le net je vois que c'est carrément lié, en fait, rossellini et la nouvelle vague ! Donc je suis peut-être pas à côté..."

"Un appel, via l'hommage (d)étonnant à la nouvelle vague, à l'esprit d'aventure ! Dont le film se fait le héraut, et le héros, contre ses propres héros. (Principaux, du moins.) Le contraste est saisissant. La leçon est explicite. À bon entendeur ! "

"Au début j'ai cru que le film était ennuyeux. Mais en fait c'est leur vie ! C'est nos vies qui sont ennuyeuses, frileuses, routinières... Si c'était ça le propos (et je crois bien que oui), alors bravo ! "

"C'est une reprise de l'âme de la nouvelle vague, mais dégagée de son côté petit bourgeois germanopratin, et mue par cette dimension critique, politique, qui manquait justement à ce fameux mouvement cinématographique des années 60, avec ses godard, truffaut, rohmer, rivette, chabrol..."

"Vraiment pas mal. Je vois sans doute pas tous les signes d'hommage à la nouvelle vague, mais il y a au moins ce point commun avec quelques films que j'ai pu voir, c'est l'accent étranger pour parler le français. Ça m'a rappelé jean seberg, anna karina et je sais plus qui d'autres..."

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